GROUPE NATIONAL DE CONCERTATION PRISON

 

 

 

Le GNCP réunit depuis bientôt huit ans, les représentants nationaux d’associations et des aumôneries de prison, afin d’échanger sur un certain nombre de préoccupations communes autour de l’univers carcéral.

 Fort de la diversité et de l’action de terrain de ses membres sur l’ensemble de la France, le GNCP approfondit et se positionne sur certains sujets d’actualité, dans le but de mener une action citoyenne commune relayée à l’échelon local par l’ensemble de ses réseaux.

 

 

Présentation des différents acteurs du GNCP :

 

 

 

L'Association Nationale des Visiteurs de Prison a pour but d'aider moralement et matériellement les personnes détenues et leurs familles pendant la période de détention, et d'aider les détenus à réussir leur réinsertion sociale lors de leur libération. L'ANVP regroupe un millier de visiteurs de prison, citoyens qui accompagnent les personnes dans l'élaboration de leur projet de vie dès le début de leur incarcération. La rencontre hebdomadaire entre le visiteur de prison et la personne incarcérée se déroule dans un parloir avocat.

 

 

Présents sur l’ensemble des établissements pénitentiaires de France, les membres des aumôneries catholiques sont environ 470. Certains sont indemnisés par l’administration pénitentiaire, d’autres sont bénévoles, mais toutes reçoivent un double agrément : celui de l’évêque et du ministère de la justice. Les aumôniers ont la possibilité de rencontrer personnellement les personnes détenues dans leurs cellules, de célébrer des offices et de réunir les personnes détenues pour des groupes d’enseignements religieux. Leurs activités sont régies par les articles D.432 à D.439 du code de procédure pénale.

 

 

300 aumôniers représentant les différentes tendances du protestantisme agissent dans tous les établissements pénitentiaires. Chaque aumônier peut rencontrer librement dans leurs cellules les personnes détenues qui font appel à lui. L’essentiel est l’écoute individuelle mais aussi les offices et les groupes de réflexion à partir de textes bibliques et/ou de l’actualité. Leurs activités sont régies par les articles D.432 à D.439 du code de procédure pénale.

 

 

Afin d’œuvrer en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées, 850 étudiants bénévoles agissent. Le GENEPI, réparti sur près de 50 groupes locaux, mène des activités socioculturelles et de soutien scolaire au sein d’une soixantaine d’établissements pénitentiaires, ainsi que des actions d’Information et de Sensibilisation du Public, afin de lutter contre les phénomènes de peur et d’exclusion trop souvent constatés à l’égard des sortants de prison.


 

§         Fédération des Associations Réflexion Action Prison et Justice (FARAPEJ)

 

Aider les détenus et leurs familles à vivre ce moment difficile de leur existence, ainsi qu’à faire respecter leurs droits, limiter les effets déstructurants de la prison, réfléchir sur le sens de la sanction pénale, tels sont les objectifs de la cinquantaine d’associations réunies au sein de la FARAPEJ. 200 salariés et plus de 2 000 bénévoles agissent principalement dans le domaine de l’accueil des familles en attente de parloir et l’accompagnement ainsi que l’hébergement des sortants de prison, ce qui contribue à prévenir la récidive. En 2002, les associations de la FARAPEJ ont assuré plus de 250 000 accueils de familles et plus de 90 000 nuitées d’hébergement. 

 

 

La Croix Rouge Française mobilise ses unités locales en vue de l’amélioration des conditions de vie des personnes placées sous main de justice, en particulier des plus démunies, et au maintien de leurs liens familiaux. Contribuant aux actions de préparation à la sortie mises en place dans les établissements pénitentiaires, les actions de la Croix Rouge Française favorisent globalement l’insertion des personnes sortant de prison.

 

 

Le département Prison-Errance du Secours Catholique réunit 2000 bénévoles qui assurent principalement une correspondance avec les personnes incarcérées, la confection de colis de noël et l’accueil des familles en attente de parloir. Les aides financières apportées aux personnes détenues et aux familles, ont représenté en 2002, 3,6 millions de francs.

 

 

L’UFRAMA est composée de 5 fédérations régionales regroupant ainsi 67 associations, et intervient en outre auprès de l’ensemble des associations de maisons d’accueil de familles et proches de détenus soit 135 structures d’accueil. Les actions mises en place par l’UFRAMA sont d’une part de soutenir l’action des associations de maisons d’accueil et d’autre part de prendre en compte les difficultés auxquels se trouvent confrontées les familles, les faire connaître et mettre en place des actions de soutien.

 

 

 

 

 

Dernière modification : 01/01/2004